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Criminel 2.0

Désormais, avec 600 millions d’utilisateurs Facebook,  200 millions de comptes Twitter ou 3 milliards de vidéos vues chaque jour sur Youtube, un constat déroutant mais prévisible nous frappe : toutes personnes impliquées dans des évènements sordides et tragiques, tous les psychopathes déjà éminemment médiatisés sont aujourd’hui présents sur le web sous de multiples formes. Statistiquement il fallait bien que ça arrive.

Avec la démocratisation de la culture numérique, et la croissance exponentielle des réseaux sociaux nous assistons à la naissance d’un nouveau phénomène : le criminel 2.0.

Quelques exemples des lien fragiles, tour à tour tragiques, flippant ou drôle qu’entretiennent réseaux sociaux et faits de société :

Ander Behring Breivik, ce préoccupant nolife

Quelques jours seulement après la sanguinaire tragédie Norvégienne, il est désormais possible de follower Ander Behring Breivik qui possède un compte Twitter (avec seulement un seul tweet à son actif dont il n’est pas l’auteur puisqu’il s’agit d’une citation du philosophe John Stuart Mill : « Une personne avec une croyance a autant de force que 100 000 personnes qui n’ont que des intérêts »).

Il est également possible de le poker sur Facebook où l’on peut apprendre qu’ hormis le fait d’être chrétien et conservateur, Ander aime la musculation, jouer Word of Wardcraft, regarder Dexter et chasser (fantastique enchainement de clichés …).

Anders Behring Breivik avait également publié une vidéo intitulée « Knights Templar 2083 » sur Youtube qui a depuis été supprimée pour non respect des conditions d’utilisation sur Youtube, et postait assidument ses coups de gueule sur des forums néo-nazi.

Bref, Ander Behring Breivik réseautait pas mal, comme la plupart d’entre nous, laissant son empreinte sur des sites, certes de manière anodine et inoffensive, mais qui à la lumière de ces événements d’une violence inouïe prennent un tout autre éclairage.

Rappelons deux faits divers centralisés (bien qu’anecdotiques comparé à la tragédie norvégienne) sur les médias sociaux  :

Où est Charlie ?

Ryan Homsley est un américain de bon goût, fan des Dandy Warhol et de Air, et résidant à Portland dans l’Oregon. Toxicomane et diabétique, sa vie a déraillé le jour où il s’est rendu dans une banque pour la braquer en prétextant détenir une bombe cachée sous son manteau. Son look plutôt particulier composé d’un pull rayé associé à de grosses lunettes noirs amènent les enquêteurs à le surnommer « où est Charlie« . Mais ils étaient loin de se douter que « Charlie » rapportait tranquillement ses péripéties de néo gangster sur son Facebook …

Non sans humour, il ira même jusqu’à poster la chanson qu’il avait dans la tête pendant son hold-up, et suprême pied de nez,  placer la photo utilisée par la police pour son profil … ce qui amènera le FBI à se demander s’ils n’ont pas affaire au cambrioleur le plus stupide du monde …  puisque quelques jours plus tard la police le retrouvera simplement en suivant le wall de son Facebook qu’il n’avait même pas pris la peine de protéger.

This guy has my Macbook

L’histoire se passe à Oakland, où un voleur dérobe un MacBook. Manque de chance, son propriétaire scrupuleux y avait installé un logiciel de surveillance lui permettant de récupérer à distance les images prises par la webcam de l’ordinateur dérobé. La suite ? Le propriétaire la décrit sur le Tumblr : This Guy Has My Macbook. On y voit le voleur paisiblement  vaquer à ses occupations dans son appartement, dans sa voiture … autant d’indices qui auront bien aidé la police a mettre le malfaiteur derrière les barreaux.

Police 2.0 ?

Cette présence sur les réseaux peut-elle être utile à la police pour anticiper et déjouer des évènements dramatiques grâce à un minutieux travail de veille, d’investigations et de recoupements ? L’exemple de Charlie et du voleur de MacBook semblent être un élément de réponse, tout comme certaines tentatives de suicides qui ont pu être déjouées grâce à la vigilance d’internautes via Facebook par exemple.

Dans un autre style,  l’affaire Xavier De Ligonès avait très vite fait naître des pages Facebook ou des internautes biberonnés aux Experts avaient décidé de mener leur propre enquête parallèle.

Décidément, les réseaux sociaux sont capables du meilleur comme du pire …

 

Avec la démocratisation de la culture numérique, et des réseaux sociaux nous assistons à la naissance d’un nouveau phénomène : le gangster 2.0

 

Partons de l’exemple de la tragédie survenue en Norvège et de son tueur sanguinaire.

 

Il est donc aujourd’hui possible de follower Ander Behring Breivik qui possède un compte twitter (mais avec un seul tweet sous forme de citation du philosophe John Stuart Mill : « Une personne avec une croyance a autant de force que 100 000 personnes qui n’ont que des intérêts ».).

 

 

 

 

Il est également possible de le poker sur facebook ou l’on peut apprendre qu’hormis le fait d’être chrétien et conservateur, Ander aime la musculation, jouer Word of Wardcraft, regarder Dexter et chasser (authentique ).

 

Anders Behring Breivik avait également publié une vidéo intitulée « « Knights Templar 2083 » sur youtube qui a depuis été supprimée pour « non respect des conditions d’utilisation sur youtube »

 

 

Quelques jours seulement après la tragédie Norvegienne, il était possible à quiconque de connaître des détails plus ou moins précis

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On se rappelle dans un autre style l’affaire De Ligonès qui avait très vite fait naitre des pages facebook ou des internautes biberonnés aux experts avaient décidés de mener leur propre enquête parallèle avec le succès d’un inspecteur Clouzot…

 

 

Questions qui se posent ,

 

cette présence sur les réseaux peut-elle être utile à la police pour anticiper et déjouer des évènements comme ceux d’Oslo grâce à un minutieux travail de veille, d’investigations et de recoupements ?

Des tentatives de suicides on pu être déjouées grac à la vigilence d’internautes via facebook par exemple.

 

 

Ces comptes doivent-ils être supprimer le plus rapidement possible pour éviter toute curiosité malsaine de la part des internautes mais aussi d’éventuels commentaires abjects d’idolâtries de la part de sombres crétins . Faut-il à tout prix empêcher ces lieux virtuels de devenir de sanctuaires de recueillement pour déséquilibrés ?

 

Internet ne serait -il pas un terreau qui galvanise les haines et ressentiments via des forums peu ou pas controlés.

 

 

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